Femmes Récalcitrantes(?)

Plaisirs de Femmes et leurs Déconvenues dans les Cultures et Sociétés Françaises et Francophones

Publié le 31 mai par Equipe GIS IdG

WOMEN IN FRENCH UK
14th BIENNIAL CONFERENCE
LEEDS 19-21 MAI 2017

Femmes Récalcitrantes(?) : Plaisirs de Femmes et leurs Déconvenues dans les Cultures et Sociétés Françaises et Francophones

INTERVENATES INVITÉES : Chantal Chawaf et Nelly Quemener

APPEL À COMMUNICATIONS
Les débats féministes sur la question des plaisirs des femmes ont présupposent souvent que de tels plaisirs se voient habituellement contraints, pour ne pas dire marginalisés—voire proscrits—dans des cultures patriarcales ; la poursuite des plaisirs de femmes, ainsi que leur mise en exergue, est donc potentiellement considérée comme étant subversive, étant liée à l’émancipation des femmes dans d’autres domaines.

Le but de ce colloque est d’examiner, dans une variété de contextes historiques (quoique mettant l’accent sur l’ère contemporaine), les façons dont l’évolution de la prise de conscience des femmes et de leur lutte pour avoir droit à tout un éventail de comportements et d’activités jouissives (qui leur font plaisir) défient les constructions patriarcales quant aux comportements et aux poursuites de plaisirs supposés être appropriés/propres aux femmes. Ainsi, en corollaire, ce colloque s’adresse-t-il à la question du rejet de comportements, d’activités et d’idéologies qui entraveraient de tels plaisirs. En même temps, tout en reconnaissant que, dans beaucoup de sphères de la vie courante, les sociétés de consommation post-féministes ont réussi le coup de récupérer la question des plaisirs des femmes, ce colloque cherche à évaluer jusqu’à quel point certaines formes de plaisir seraient à la longue nocives plutôt que productives par rapport au ‘cahier de revendications’ actuel dans la poursuite de l’égalité des femmes.

Parmi les questions à aborder : Quelles seraient les spécificités culturelles et genrées des plaisirs des femmes ? Quel est le rapport entre les plaisirs des femmes et leur classe sociale ? Sur quelles approches théoriques peut-on s’appuyer pour comprendre les plaisirs de(s) femmes ? Dans quelle mesure peut-on dire que les femmes sont libres de poursuivre leurs plaisirs, compte tenu de la diversité de contextes sociaux au niveau mondial ?

Nous proposons les champs de travail suivants, mais cette liste n’est pas exhaustive :

  • Plaisirs sexuels : (féminins/lesbiens/’queer’/perverse-polymorphe/jouissifs
  • Plaisirs genrés : (amitiés entre femmes/communautés de femmes/relations entre sœurs, mère-fille etc.)
  • Plaisirs de créativité : (langue/langage ; le monde des arts ; sciences humaines ; sciences ; musique ; film ; nouvelles technologies, etc.)
  • Plaisirs intellectuels : (féminisme/engagement politique/ textuel, lecture, écriture, visuel, plaisirs auraux/ contestation)
  • Plaisirs de fête/plaisirs subversifs : (carnaval ; perturbation ; fantaisie ; transgression)/ plaisirs égoïstes/ plaisirs violents/ humour/ performance)
  • Plaisirs de consommation/plaisirs qui consomment (le corps ; images du corps ; la mode ; la beauté ; l’alimentation)
  • Plaisirs nostalgiques
  • Entraves aux plaisirs de/des femmes (oppression patriarcale/ pouvoir masculin/ oppression religieuse/ racisme/ violence(s) sexuelle(s)/ hétérosexisme/ cissexisme/ idéologie de consommation/ l’environnement (du) vécu ).

NB  : Suite à la proposition de nos collègues de Women in French USA (qui préparent une session semblable lors de leur colloque en 2016) nous envisageons un panel autour des œuvres de Mireille Best.

Propositions à envoyer comme indiqué ci-dessous :
Prière d’accompagner toute proposition de communication (soit en anglais, soit en français, 300 mots maximum), d’un bref CV, qui s’adresse à toutes les organisatrices du programme avant vendredi le 1 septembre 2016