« Laisser son nom : femmes et actes de mémoire dans les sociétés anciennes »

Pallas 99 - Revue d’études antiques

Publié le 24 novembre 2015 par Equipe GIS IdG

Etape du projet collectif EURYKLEIA Celles qui avaient un nom (http://eurykleia.hypotheses.org/)

« Laisser son nom : femmes et actes de mémoire dans les sociétés anciennes »

Pour les Anciens, prononcer le nom d’une divinité, c’est la faire advenir. Mais qu’en est-il du nom des mortels, des hommes et des femmes des sociétés grecque et romaine ? Les recherches du XXe siècle, tant dans le champ de l’épigraphie et de la papyrologie que dans celui de l’histoire des femmes et du genre, ont permis non seulement de réduire l’écart entre nos connaissances sur les hommes et celles sur les femmes des sociétés anciennes mais surtout de révéler combien le regard contemporain sur les documents antiques a contribué à négliger un certain nombre d’informations pourtant présentes dans notre documentation.

C’est avec l’outil du genre que les contributrices et les contributeurs de ce dossier consacré aux femmes et aux actes de mémoire se proposent de mener l’enquête pour comprendre la manière dont, dans les sociétés antiques, le genre interagit avec les autres formes de différenciations que sont, entre autres, le statut politique, le positionnement socio-économique ou l’ancrage dans la parenté et dans un contexte chrono-culturel donné.

Envisager les différents canaux de la transmission du nom des femmes grecques dans l’Antiquité implique de porter une attention soutenue à la nature de la documentation disponible dont chaque type influe sur la place accordée aux anthroponymes féminins. En témoignent les sept contributions du dossier, qui présentent un large éventail de configurations possibles, depuis l’Odyssée jusqu’à Polyen, en passant par les archives lacédémoniennes, l’épigraphie funéraire attique et les Annales de Tacite.