La fabrique des mauvaises filles, de Calvin Thomas Djombe

Publié le 12 septembre par Institut du genre

Calvin Thomas Djombe, La fabrique des mauvaises filles. La cité et la construction de la « féminité déviante », Paris, L’Harmattan, coll. « Logiques sociales », 2018, 182 p.

Les codes de vie que développe la cité n’intègrent pas la féminité et ses implications à sa culture. Parents et grands frères génèrent une autorité symbolique qui fait de l’éducation des jeunes filles le pendant d’identités sexuées, de stigmates et d’étiquetages synonymes de cloisonnement des sexes. La société elle-même ne génèrera qu’incompréhension face à leurs projets de vie, les destinant définitivement à une identité subalterne. Cet ouvrage est un questionnement sur l’intégration sociale des jeunes filles de cité et les étiquettes qu’on leur accole. Il aborde les conditions d’inclusion et les modes d’exclusion que manifestent divers groupes sociaux en leur direction. De même, il rend compte de motifs culturels contextuels et codifiés qui tendent à identifier le corps féminin comme transgressif, pour le mettre à distance de la société réelle.

Calvin Thomas Djombe est éducateur P.J.J et chercheur en Gender Studies, Cultural impact et Educational strategies. Docteur de l’université de Paris-Est et ancien élève de l’École Normale Supérieure de Yaoundé, il a notamment publié Cultures viriles et identité féminine, Essai sur le genre en Afrique subsaharienne (L’Harmattan, 2013), La société de la faiblesse (Édilivre, 2015), et Le concept de monde chez Nietzsche. Cosmologie culturelle et pessimisme (Éditions universitaires européennes, 2011).

Compte rendu de Jeanne Demoulin dans LiensSocio.