La Femme nouvelle. Genre, éducation, Révolution (1789-1830)

Publié le 23 mai par Heta Rundgren

L’ouvrage de Caroline Fayolle, Éditions du CTHS, 2017.

Contrairement aux idées reçues, c ’est sous la Révolution française que les premières écoles publiques de filles voient le jour. Objet de débats, ces dernières constituent un espace de régénération visant à faire advenir un modèle de féminité républicaine. Sous l’Empire et la Restauration, s’affrontent en effet plusieurs conceptions de l’enseignement féminin prédominé par la morale. Bien que minoritaires, certaines expériences pédagogiques alimentent l’espoir d’un accès pour toutes à la citoyenneté.
En utilisant le concept de genre, Caroline Fayolle montre en quoi l’école participe à la fabrique conflictuelle des identités sexuées et politiques. Au cœur des pratiques étudiées, la division sexuelle du travail se révèle fondamentale pour interroger la mise à l’écart durable des femmes de la Cité.

Présentation biographique :
Caroline Fayolle est agrégée d’histoire, maître de conférences à l’université de Montpellier. Ce livre est issu de sa thèse de doctorat, récompensée par le prix de thèses du Comité des travaux historiques et scientifiques.

Table des matières :

Préface de Michèle Riot-Sarcey

Introduction

1ère partie : Comment régénerer les femmes ? (1789-an II)

Chap. 1 Les voies plurielles de la regénération
Chap. 2 Les débats à la Convention sur l’éducation politique des filles (sept. 1792-décembre 1793)
Chap. 3 Les premières écoles révolutionnaires pour filles : un laboratoire pédagogique

2ème partie : Les femmes à l’école de la raison (an III-1802)

Chap. 4 La fabrique scolaire des identités sexuées
Chap. 5 L’impossible « femme savante » ?
Chap. 6 les filles à l’école de la famille

3ème partie : Moraliser les femmes (1802-1820)

Chap. 7 Naturaliser l’inégalité entre les sexes
Chap. 8 « Élevez-nous des croyantes et non des raisonneuses »
Chap. 9 Réformer la pédagogie de la fin de l’Empire aux Lois Guizot

Postface de Bernard Gainot