Crachons sur Hegel : une révolte féministe

Publié le 16 janvier par Heta Rundgren

Ouvrage de Carla Lonzi, traduit de l’italien par "Les derniers masques", préface de Eleonora Selvatico, postface de Alba Nabulsi, Paris, Eterotopia, 2017.

Figure du mouvement féministe des années 1970, l’auteure (1931-1982), Carla Lonzi achève cet ouvrage durant l’été 1970 et signe avec ce livre une rupture intellectuelle, artistique, politique et existentielle, qui s’accompagne d’un tournant décisif dans sa vie personnelle. Elle considère que l’oppression des femmes et le dualisme homme-femme sont constitutifs de la culture occidentale. La dialectique maître-esclave de Hegel, et à sa suite le marxisme, ne font que mettre en sourdine l’oppression encore plus radicale qui réside dans le rapport homme-femmes et qui « se cache dans les ténèbres des origines ». C’est la culture patriarcale qui est dialectique. Carla Lonzi oppose à cette vision un mouvement de sortie décisif, qui exige de passer de l’autocritique à l’imagination, de la domination culturelle à la déculturation active.

Voir l’ouvrage sur le site de la maison d’édition :
http://www.eterotopiafrance.com/catalogue/crachons-sur-hegel/