Les sciences et le genre. Déjouer l’androcentrisme

Publié le 23 août 2016 par Equipe GIS IdG

Soucieuses d’objectivité, les sciences exactes, expérimentales ou technologiques n’en sont pas moins imprégnées de stéréotypes sur les différences et hiérarchies entre hommes et femmes, masculin et féminin ou mâles et femelles. Trop souvent leurs généralisations découlent d’un point de vue spécifique masculin ignoré comme tel. Ce livre dévoile d’abord ce point de vue androcentrique à travers des revues de littératures faites sous l’éclairage du genre, dans trois grands domaines disciplinaires : biomédecine et santé ; écologie et environnement ; technologies et ingénierie.

Viennent ensuite des études de cas qui nous font pénétrer au cœur même des protocoles de recherche. On y voit comment le sexe mâle ou le cas masculin sont utilisés comme référents neutres aux dépens, parfois jusqu’à l’oubli, de l’étude des réalités du cas femelle ou de la situation effective des femmes. La dernière partie de l’ouvrage donne un aperçu d’initiatives tendant à favoriser l’inclusion du genre dans la pratique des scientifiques ou dans l’action d’institutions utilisant les savoirs scientifiques et en prise sur la société, notamment sur le monde de l’entreprise. Ces expériences développées en France ou à l’étranger illustrent les difficultés rencontrées mais aussi les voies d’évolution possibles.

En réunissant des spécialistes de disciplines variées, neuro-endocrinologues, biologistes, historiennes des sciences, ingénieures, médecins hospitaliers, spécialistes du développement, géographes ou sociologues, ce livre invite à réfléchir sur l’apport d’un concept issu des sciences humaines et sociales aux autres sciences.

Sommaire :

Dévoiler le point de vue androcentrique. Revues de littérature
Révéler le sexe et le genre au cœur des objets de recherche. Études de cas
Remédier à l’androcentrisme par l’inclusion du genre. Initiatives et expériences
Postface de Françoise Moos.

Avec le concours de l’université Paris 8, du CNRS, et de l’équipe CSU du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, UMR 7217.

Anne-Marie Devreux a dirigé, le « Réseau Thématique Pluridisciplinaire (RTP) Etudes Genre » avec la biologiste Françoise Moos. Créé en 2010 à l’initiative de l’INSHS pour une durée de 3 ans et soutenu depuis par l’INSB (sciences biologiques), l’INEE (Ecologie-Environnement) et la Mission pour la Place des Femmes au CNRS (MPDF), ce RTP du CNRS a eu pour objectif d’évaluer les possibilités de la recherche française en matière d’interdisciplinarité des recherches prenant en compte le genre, avec et au-delà des SHS. Anne-Marie Devreux est par ailleurs spécialiste de la sociologie des rapports sociaux de sexe qu’elle a contribué à fonder en France.

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