Les violences sexistes à l’école, une oppression viriliste

Publié le 21 juin par Institut du genre

Ce livre n’a pas été écrit pour le spécialiste ou l’universitaire, même s’il repose sur des enquêtes scientifiques. Il veut être accessible, sans être trop abstrait ni encombré de trop de références, même si derrière chaque phrase des recherches précises et multiples existent.
Il mêle des témoignages, recueillis individuellement ou en groupe et les principaux résultats d’enquêtes ayant permis d’interroger 47 604 élèves âgés de 8 à 19 ans. Il s’attache surtout à décrire la violence « ordinaire » en milieu scolaire, sa fréquence, ses caractéristiques et, la manière différenciée – ou non – dont elle touche les filles et les garçons. La violence n’est pas « naturelle » : elle se construit dans le continu d’une oppression qui est particulièrement présente dans le harcèlement entre pairs à l’école. Aux côtés d’autres marqueurs de l’altérité (comme la couleur de peau ou l’apparence physique), le « refus du féminin » est aussi la base de bien des rejets et des discriminations, qui sont la trame de ce harcèlement. Cependant, qu’on ne s’y trompe pas, les violences sexistes ne se construisent pas simplement à l’école, qu’on accuserait ainsi de tous les maux qu’elle n’arriverait pas à contenir. L’école est et reste une chance pour mettre en pratique les valeurs démocratiques que les violences nient. Encore faut-il que cette mission soit véritablement prioritaire.

Avec les contributions d’Éric Debarbieux, Arnaud Alessandrin, Johanna Dagorn et Olivia Gaillard.

Lire en ligne (gratuit) : Les violences sexistes à l’école