Super-héroïnes et super-héros au cinéma : vers une porosité du genre ?

Publié le 7 mars 2016 par Equipe GIS IdG

Séminaire Performances culturelles du genre
Cycle : Travestissements
Anne Castaing (CNRS/THALIM), Mehdi Derfoufi (UNIL/IRCAV),
Tiziana Leucci (CNRS/CEIAS), Fanny Lignon (Univ. Lyon 1/THALIM)

Vendredi 11 mars - 14h à 16h
MSH (EHESS/CNRS)
190 av. de France 75013 Paris
Salle 640

Mélanie Boissoneau (Univ. Paris 3/IRCAV) : Super-héroïnes et super-héros au cinéma : vers une porosité du genre ?

Il s’agira d’étudier de quelles façons on assiste, dans les productions actuelles de films issus de comics, à une évolution des personnages de super-héros. D’une part, des personnages féminins (toujours extrêmement minoritaires, je le rappellerai) qui ont l’air de devenir plus puissants et de se rapprocher, en terme de compétences, de leurs homologues masculins (Black Widow). D’autres part, les super-héros masculins se voient, depuis le début des années 2010, attribuer des qualités jusqu’alors réservées aux femmes. On voit ainsi des super-héros de plus en plus glamours, sexy et dénudés (Thor, Wolverine…) et certains se rapprochent même de l’espace domestique, devant alors composer avec femme, enfants et cuisine aménagée…
Si les frontières du genre semblent plus floues, il me semble que, dans le cas précis des super-héros au cinéma, cette redistribution des compétences ne sert en fait qu’à réassigner les personnages à des stéréotypes pour le moins traditionnels.