SOCIOLOGIE RELATIONNELLE DU GENRE : PERSONNE, PROCRÉATION ET FILIATION

Publié le 11 avril 2016 par Equipe GIS IdG

Ce séminaire est ouvert aux auditrices et auditeurs libres, y compris pour une seule séance, sur simple demande auprès des organisatrices : irene.thery@ehess.fr

MARDI 12 AVRIL 2016

  • a) Séquence 1, de 13 à 15h :
    Baptiste COULMONT, directeur du département de sociologie/anthropologie de l’université Paris 8, auteur de"Changer de prénom : de l’identité à l’authenticité" (PUL, 2016)

    L’état civil concurrencé : carte d’identité et carte de fidélité

    Changer de prénom n’est pas seulement répondre à la question "qui suis-je" (à la question de l’identité ou de l’identification étatique), mais c’est aussi répondre à la question de l’authenticité : "qui suis-je en vérité ?". Identité et authenticité sont en tension dans les dossiers judiciaires. A travers une étude de la jurisprudence (soixante ans d’arrêts de cours d’appel), Baptiste Coulmont analyse comment le droit en est venu à considérer le prénom non plus seulement sous l’angle de ses fonctions d’élément de l’état civil, à savoir sa capacité à identifier précisément un individu, mais aussi sous l’angle de ses fonctions connotatives : la capacité du prénom à indiquer l’appartenance à un groupe. S’est ainsi construit un "droit à devenir soi-même", reconnu à présent par des juristes et des magistrats. On peut dès lors déployer une sociologie empirique de la fabrique de l’authenticité, en étudiant, à travers les archives judiciaires, les contextes où elle se manifeste concrètement. Autant d’histoires singulières qui racontent tour à tour le rapport de l’individu à son corps ou à son genre, ou encore à son sentiment d’appartenance nationale...
  • b) Séquence 2, de 15 à 17 h :

Doris BONNET, Directrice de recherche émérite à l’IRD, membre du CEPED
L’émergence de l’AMP en Afrique sub-saharienne : enjeux familiaux et sociétaux