Géographies féministes : théories, pratiques, engagements

Publié le 31 mai 2016 par Equipe GIS IdG

4e biennale Masculins/Féminins
Paris, Institut de géographie (Paris V°) et Maison de la recherche de Paris-Sorbonne (Paris VI°)

Géographies féministes : théories, pratiques, engagements

jeudi 1 décembre 2016
vendredi 2 décembre 2016

Description

Après Bordeaux (2010), Grenoble (2012) et Angers (2014), la 4e biennale Masculins/Féminins se tiendra à Paris les 1 et 2 décembre 2016. Elle est organisée principalement par l’UMR ENeC, Espace, nature et Cultures (CNRS), en collaboration avec la revue Géographie et Cultures, Paris Sorbonne Universités (Comue), la Maison de la Recherche de l’université Paris-Sorbonne, l’Ecole doctorale de géographie de Paris (Paris 1, Paris IV et Paris 7) et l’Institut de géographie.

Présentation du thème : La 4e biennale portera sur les géographies féministes. Alors que les trois premières biennales portaient nommément sur le genre ou les sexualités, il a en effet semblé opportun au comité organisateur de se pencher cette fois sur le féminisme. Après tout, les études sur le genre et les sexualités apparaissent historiquement dans les universités américaines grâce au combat féministe dans l’institution universitaire. D’abord pour assurer une plus grande place pour les femmes dans l’université, à la faveur entre autres des "women’s studies", mais aussi et surtout pour mener le débat scientifique sur la déconstruction des savoirs, enfin, pour introduire une autre manière d’enseigner et de transmettre le savoir. Même controversée, l’institutionnalisation du féminisme, et des féminismes dans l’institution universitaire, soulève la question du militantisme et de l’engagement, dans l’institution, mais aussi et surtout entre la société civile et l’université. Or cette séquence historique anglo-américaine n’est pas celle de l’université française, tant sur la question du féminisme que sur l’institutionnalisation des études de genre. Le but de la 4e biennale est d’examiner justement la présence, l’absence, voire l’éclipse du féminisme dans l’institution universitaire. Le genre et les sexualités jettent-ils du reste le féminisme dans l’ombre ?

En plus de séances plénières, le colloque invite des communications sur différents ateliers thématiques, tout en mettant l’accent sur le parcours et l’expérience de féministes dans l’université, celles et ceux qui s’en réclament sans avoir travaillé scientifiquement sur le sujet, celles et ceux qui en ont fait un sujet de recherche, celles et ceux qui militent dans la société civile. Le colloque questionne aussi les liens et les rapports du masculin aux féminismes, non seulement sa théorie mais sa pratique, par son combat pour l’égalité, par sa critique de la production du savoir, par ses modes pédagogiques de transmission du savoir. Des ateliers et des performances sont également prévus.​