Genre et droits de propriété

Publié le 15 mai par Institut du genre

Si les inégalités de salaires entre sexes commencent à être (re)connues, on parle bien moins du gender gap dans l’accès à la propriété, alors qu’il est encore plus important et ne cesse de croître. Ses causes seraient multiples, au centre desquelles les relations de pouvoir tant au sein de la famille que de la société. La théorie de l’empowerment, qui fait de l’accès à la propriété un critère majeur d’autonomisation des femmes, s’appuie souvent sur l’idée implicite qu’il y aurait une seule manière de définir la propriété. Il s’agit ici d’aborder l’accès différencié des hommes et des femmes à la propriété non pas dans l’absolu, en référence à une conception unique hégémonique de la propriété, mais en intégrant à l’analyse la diversité des systèmes de droits et leur ancrage dans les sociétés et en prenant en considération tant la dimension historique que les enjeux politiques autour de la définition des droits de propriété.

Cette Journée d’études est organisée par Fatiha Talahite, économiste, chercheure au CNRS/GTM-CRESPPA, Paris, et Randi Deguilhem, historienne, chercheure au CNRS/TELEMMe-MMSH, Aix-en-Provence.

CNRS, site Pouchet, salle des conférences, 59/61, rue Pouchet, 75849 Paris, cedex 17.

Programme complet sur le site du CRESPPA-GTM