Féminismes latino-américains I : la perspective décoloniale, décoloniser les savoirs

Publié le 5 novembre par Institut du genre

Depuis les années 70, les féminismes latino-américains brisent une perspective homogène d’un féminisme importé d’Europe ou des États-Unis, un féminisme occidental, blanc, classe moyenne. Ils fissurent ce monde aplani en donnant naissance à une pluralité de voix, indigènes et afrodescendantes, à la recherche d’une identité féministe propre, dans une perspective postcoloniale ou décoloniale, qui revisite le passé, au risque, selon Jean-Loup Amselle, de verser dans des formes de primitivisme et d’essentialisme culturel.
Les contributions de cette journée s’inscrivent dans ce processus qui cherche à décoloniser les savoirs, dans les pratiques (les matrones haïtiennes) et dans l’écriture (les femmes amérindiennes au Brésil et au Québec) où la réappropriation des corps est au centre de cette perspective appelée décoloniale, postcoloniale (Marvel Moreno en Haïti et Conceição Evaristo au Brésil).
Elles gravitent autour de la notion d’intersectionnalité, qui croise une pluralité de logiques de domination, en posant la question des catégorisations et de ses croisements, dans la recherche comme dans les luttes féministes.

Université Rennes 2, Campus Villejean, salle E 224

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