Séminaire Genre ENS - P. Preciado, pouvoir en corps

Publié le 24 janvier par Institut du Genre

Le 30 janvier 2018 à 17h30 jusqu’à 19h30, à l’ENS 46 rue d’Ulm, Paris 5e, séance animée par P. Niedergang.

**ATTENTION cette séance aura lieu exceptionnellement en salle Conférences au 46 rue d’Ulm**

Pourquoi le godemiché n’est-il pas seulement un objet technique destiné au plaisir mais le symbole de la sexualité contemporaine, c’est à dire d’une sexualité technique et médiatisée par la technologie ?

N’a-t-on pas sous-estimé la pornographie et sa capacité à modeler notre subjectivité, et surtout, notre subjectivité sexuelle, mais aussi notre façon de travailler et de produire des objets culturels ?

Enfin cette subjectivité sexuelle, n’est-elle pas aussi le résultat de la capacité que nous avons acquis d’agir sur notre corps à l’aide de techniques pharmacologiques (pilule, viagra, testostérone, …), c’est à dire, à l’aide d’un nouveau type de pouvoir qui pénètre l’organisme et le transforme en profondeur ?

Ce sont trois questions que la philosophie de Paul Preciado fait naître ou réactualise, dans Le manifeste contra-sexuel (2000), Testo Junkie (2008) et Pornotopie (2010). En articulant les pensées féministes et queer (Butler, Haraway, Califia, …) avec la philosophie française de la seconde moitié du 20ème siècle (Derrida, Foucault, Deleuze, …) Preciado construit plusieurs hypothèses de lecture du monde contemporain. C’est le cas du concept de régime pharmaco-pornographique censé constituer la suite ou le dépassement du régime disciplinaire foucaldien.

À l’occasion de cette séance du Séminaire Genre de L’ENS, nous proposons de présenter les concepts fondamentaux de la pensée de Paul Preciado et d’en questionner les fondements théoriques : quelles conceptions du corps, de la technique et du pouvoir soutiennent les analyses que Preciado produit des sociétés contemporaines ?

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/975110332637165/