Etudes de genre à l’Université avec Marie Perrin (Cresppa-CSU) et Rose-Marie Lagrave (IRIS, EHESS)

Publié le 9 mai par Heta Rundgren

La prochaine séance du séminaire « genre et globalisation » accueillera :

Marie Perrin, Cresppa-CSU, "Une institutionnalisation instable, sélective et individuelle. Modèles et conditions de développement des études de genre en France et au Royaume-Uni"

Rose-Marie Lagrave, IRIS, EHESS "Genèse et difficile intégration des études sur le genre au sein des universités en France"

Lundi 15 mai, 16h-19h, EHESS 54 boulevard Raspail, Paris 6

Salle A05_51 (5e étage)

https://enseignements-2016.ehess.fr/2016/ue/908/

Vous y êtes les bienvenues,
Très cordialement,

Delphine Lacombe et Ioana Cîrstocea
(delphine.lacombe[at]cnrs.fr ; ioana.cirstocea[at]misha.fr)

Propos du séminaire

Instrument heuristique puissant et objet de controverses politiques, le genre est aussi, désormais, un instrument de gestion sociale adopté par de nombreux acteurs institutionnels. Support d’action en faveur de l’égalité et catégorie d’intervention à vocation universelle, il est censé reconfigurer l’organisation sexuée des sociétés. Reste que ses appropriations multiples s’accompagnent d’un éclatement des significations du concept.

Inscrit dans une optique interdisciplinaire, le séminaire « Regards croisés sur la globalisation du genre » s’attache depuis plusieurs années à déchiffrer les logiques sociales et politiques de la prolifération et de la diversification des usages, des contextes, des acteurs et des sens attachés au genre - concept, outil de gouvernance, cadre d’actions et de mobilisations, contrainte et ressource pour des Etats et des sociétés civiles.

Les travaux présentés se rassemblent autour de l’hypothèse forte que le genre est une catégorie heuristique pour la sociologie politique de la globalisation, déployée à travers l’analyse de phénomènes internationaux à différentes échelles et sous différents angles : production et diffusion de normes globales de gouvernement ; transnationalisation des répertoires d’action et des discours des groupes militants ; production de savoirs sur le genre et les inégalités des sexes et leurs circulations internationales entre milieux académiques et politiques notamment, mais aussi juridiques et économiques ; multiplication et diversification des échelles d’action (locale/nationale/supra ou transnationale) et articulation de ces échelles par des acteurs militants multipositionnés et des réseaux qui croisent les espaces décisionnaires et d’action.

Pendant l’année 2016-2017, les interventions seront centrées sur les modalités et les acteurs de l’institutionnalisation – académique, experte, bureaucratique - du genre en France, abordés à la lumière de dynamiques internationales diverses qui les configurent.