Rapports à la précarité et trajectoires genrées chez les journalistes en situation instable

Publié le 4 décembre 2017 par Institut du Genre

Intervention de Cégolène Frisque (MCF, Université de Rennes 1, CRAPE-Arènes) au séminaire "Genre, Médias et Communication", le vendredi 8 décembre 2017 de 16h à 18h, à l’IMI, Salle De Vinci, 62 boulevard Sébastopol, Paris 3e.

Un séminaire organisé par l’équipe EPIN du laboratoire COSTECH (UTC) et le laboratoire IRMECCEN (Sorbonne Nouvelle).
Organisatrices : Nelly Quemener et Virginie Julliard

Salle De Vinci, 62 boulevard Sébastopol, 75003 Paris
Métro Réaumur Sébastopol ou Étienne Marcel

Résumé :

Au delà de la pige traditionnelle, régulée et protégée, les formes d’emploi instables se sont multipliées dans le journalisme (contrat à durée déterminée, contrats aidés ou en alternance, stages, paiement en droits d’auteur ou en factures d’autoentrepreneur...), malgré leur faible visibilité publique due à l’usage courant des données de la commission de la carte de presse. Ces contrats et modes de rémunération flexibles renvoient à des formes de précarité croissantes, qualitativement et quantitativement, mais sont vécues subjectivement de manière différenciée selon les étapes du cycle de vie et le genre. Cela dessine ainsi des rapports diversifiés à la précarité, qui comportent une forte dimension genrée. Ils peuvent être appréhendés à travers l’analyse genrée des processus d’entrée dans le journalisme instable, de maintien et de sortie de la profession.

Présentation des objectifs du séminaire :

Le séminaire Genre, médias et communication présente une série de travaux s’attachant à la question du genre dans la communication et les médias. Des dispositifs d’écriture numérique aux représentations médiatiques en passant par les discours institutionnels, le genre est l’un des rapports sociaux qui organise le monde social et les pratiques au même titre que la classe sociale ou la catégorisation ethnoraciale. Aussi ce séminaire se propose-t-il d’ouvrir un espace de discussion autour des dimensions identitaires et performatives du genre, des modèles de masculinité et de féminité promus et négociés dans les médias et de la sexuation des usages médiatiques. L’objectif est de décrypter les modalités de la représentation et de l’expression du genre, à travers l’analyse des modes de catégorisation, des performances et des traces (ou de l’absence de traces) corporelles dans différents dispositifs médiatiques (web, presse, télévision, cinéma). Deux dimensions connexes seront abordées lors des séances. Avec la médiatisation des controverses sur le mariage pour tous, la parentalité, la parité ou encore le port du voile à l’école se dessine une articulation du genre avec les variables de la sexualité, de la race, de la religion, etc., qu’il nous paraît nécessaire d’explorer. Par ailleurs, il nous semble pertinent d’appréhender les modalités de représentation et les formes d’expression du genre selon les différents médias, reposant sur des dispositifs de médiation qui n’accordent pas la même place à la corporalité. L’attention sera également portée aux outils et méthodes spécifiques à l’analyse du genre dans les médias (analyse linguistique, analyse de discours, analyse sémiotique, analyse sociologique des représentations). Seront privilégiées les approches qui convoquent les sciences de l’information et de la communication ainsi que les disciplines voisines (histoire, cultural studies, sociologie, sciences politiques, psychologie).




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