Michèle Métail, poétesse femme dans un groupe d’hommes : une performance involontaire du genre

Publié le 29 mai par Heta Rundgren

Une conférence de Camille Bloomfield au séminaire "Performances culturelles du genre", le lundi 12 juin de 14h à 17h, à l’Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, 13 rue de Santeuil.

Séminaire organisé par Anne Castaing (CNRS/THALIM), Mehdi Derfoufi (UNIL/IRCAV), Tiziana Leucci (CNRS/CEIAS), Fanny Lignon (Univ. Lyon 1/THALIM), Gianfranco Rebucini (IIAC-Laios, EHESS).

Voir le programme du séminaire sur le site de THALIM.

Lundi 12 juin - 14h à 17h

Attention ! La séance aura lieu à l’Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle

13 rue de Santeuil 75005 Paris
Salle 221

Nous aurons le plaisir de recevoir

Camille Bloomfield
(Université Paris 13)

"Michèle Métail, poétesse femme dans un groupe d’hommes : une performance involontaire du genre"

Si Michèle Métail, poétesse-performeuse et figure centrale de la poésie sonore en France, ne se revendique pas particulièrement du féminisme, cela n’empêche pas son cas d’être très intéressant du point de vue des études de genre et de la sociologie : elle a été, en 1975, la première femme cooptée dans un groupe jusqu’alors composé d’hommes uniquement, l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle), et longtemps la seule femme du groupe. Elle est aussi le premier de ses membres à avoir quitté le groupe, pour des raisons troubles ayant à voir avec sa production littéraire et artistique, d’une part, mais peut-être aussi avec la position dans laquelle son genre, tacitement, la situait d’emblée.

A partir d’entretiens avec les membres du groupe, de recherche dans les archives collectives de l’Oulipo, et de comparaisons avec le statut d’autres femmes dans d’autres groupes littéraires (surréalisme & Dada notamment), il s’agira de tenter de cerner cette place originale d’une femme très active dans un milieu masculin (le champ de la poésie dans les années 1970-1980), et de voir comment, suite à ce parcours étonnant, le discours de l’Oulipo a évolué sur cette question aujourd’hui, notamment grâce à la présence d’autres femmes, dont la défenseuse du queer Anne F. Garréta.