Marceline Desbordes-Valmore, une poète face à la répression de l’insurrection lyonnaise de 1834

Publié le 22 janvier par Institut du Genre

Christine Planté au séminaire GeFeM – Jeudi 2 février 2018 de 15h à 17h, Salle 101, MMsH - Aix-en-Provence.

Intervenante : Christine Planté
Professeure émérite de littérature française et d’études sur le genre
Université de Lyon 2, UMR IHRIM 5317

Introduction : Nicole Cadene, Historienne, GEFEM-GECRIS

Résumé

Les révoltes lyonnaises des Canuts en novembre 1831 et avril 1834, sont aujourd’hui envisagées comme les premiers grands conflits sociaux urbains de l’ère moderne en Europe.
Si les témoignagnes écrits ne manquent pas à leur sujet, les textes littéraires sont rares, et plus encore les textes poétiques.
C’est une femme, Marceline Desbordes-Valmore, qui dès 1834 écrit des vers remarquables sur la répression de l’insurrection, qu’elle ne pourra tous publier alors. Elle fait ainsi entendre, au sein du romantisme français, une nouvelle poésie sociale et politique, qui étonne par rapport à l’image dune poésie féminine amoureuse qui lui est le plus souvent attachée, et qui touche encore aujourd’hui.