Le genre de l’état civil : entre identité personnelle et relations

Publié le 6 juin par Heta Rundgren

Journées d’étude Dimension Sexuée de la vie sociale, EHESS, Centre Norbert Elias, Salle A, Vieille Charité, 13002 Marseille, jeudi 15 juin et vendredi 16 juin 2017.

ORGANISATRICES :
Irène THÉRY, EHESS
Laurence HÉRAULT, Aix-Marseille-Université

Journées ouvertes aux auditeurs libres sur simple demande auprès des organisatricescontact : jocelyne.bernard[at]univ-amu.fr

Projet « État civil : au-delà des frontières »
Projet « État civil de demain et transidentité »
Réseau Gendermed, IDEMEC

Journées organisées par Irène Théry (CNE) et Laurence Hérault (IDEMEC)
Ces journées d’étude analyseront l’état civil comme une institution sociale complexe, à la fois outil d’identification des individus dans une perspective de police sociale et instance d’affiliation des personnes à la société dans une perspective plus anthropologique. Considéré d’un côté comme une preuve de l’état des personnes à vocation publique, et de l’autre comme un « conservatoire de la vie civile » relevant éminemment de la vie privée de chacun, l’état civil est composite : tout ce qu’il conserve n’a pas vocation à être accessible aux tiers, d’autant plus qu’il se modifie tout au long du parcours biographique, de la naissance à la mort. Ainsi, l’état civil est à la fois un élément constitutif de l’identité individuelle et une institution d’organisation des relations sociales.Trois grandes questions seront envisagées : comment mettre en perspectives les prénotions et « évidence » qui sous-tendent nos représentations habituelles de l’état civil, à partir des pratiques de sociétés très différentes des nôtres ? Que nous apprend la récente réforme du changement de sexe/genre à l’état civil en France de 2016, tant sur la dynamique des relations entre associations et institutions, que sur les enjeux de catégorie sous-jacents aux conflits politiques ? Enfin, en quoi les choix des femmes en matière de nom (y compris de nom d’usage), éclairent-t-ils une question plus large : la dimension éminemment « relationnelle » de l’état civil ?

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