Angela Davis, Audre Lorde, bell hooks : parcours d’exception de trois féministes africaines-américaines ?

Publié le 6 novembre 2017 par Institut du Genre

Dans le cadre de son Cycle de conférences publiques en Etudes genre, l’Institut a le plaisir de vous inviter à sa deuxième conférence du semestre d’automne 2017 :

Lundi 13 novembre 2017 à 18h15 en salle R070 Uni Mail

Angela Davis, Audre Lorde, bell hooks : parcours d’exception de trois féministes africaines-américaines ?

Cette conférence portera sur Angela Davis, Audre Lorde et bell hooks, trois figures emblématiques de l’histoire des luttes et des pensées féministes et lesbiennes africaines-américaines du XXème siècle. Elle s’inscrit dans un ensemble plus large de travaux que Nassira Hedjerassi mène sur des intellectuelles (notamment des
femmes philosophes) cherchant à comprendre les trajectoires de celles qui ont su se distinguer dans la sphère de la production scientifique ou intellectuelle. A partir de leur enfance et de leur jeunesse, il s’agira de comprendre comment elles se sont construites comme intellectuelles, dans le contexte étatsunien marqué par un système ségrégationniste limitant l’accès des populations noires de manière générale - et des femmes noires en particulier - à un certain nombre de droits, à l’éducation, au travail (en particulier aux emplois qualifiés et aux professions intellectuelles supérieures). En s’appuyant sur un matériau (auto)biographique, N. Hedjerassi s’attachera à éclairer les parcours de formation, les situant dans leur contexte socio-historique, selon une grille de lecture articulant l’ensemble imbriqué des rapports sociaux à l’oeuvre (classe, race, sexe et sexualité). Après l’analyse de ces trois parcours biographiques, N. Hedjerassi mettra en exergue leur apport majeur aux féminismes (africains-) américains, la circulation/réception de leur contribution au-delà des Etats-Unis, dans le contexte actuel de popularisation de la notion d’intersectionnalité dans le monde scientifique, et de développement de l’afroféminisme en France (et plus largement en Europe), marqué par les polémiques suscitées par l’affirmation de la nécessité d’une double non mixité.

Nassira Hedjerassi, professeure des Universités en sociologie de l’éducation,
Université Paris Sorbonne. Elle est membre du conseil d’administration de l’Association de Recherche sur le Genre en Education et Formation (ARGEF). Ses recherches actuelles portent sur les féminismes africainsaméricains et africains, sur l’accès des femmes aux professions semi-intellectuelles (bibliothécaires et documentalistes scolaires) et intellectuelles supérieures, en particulier l’accès des femmes à l’activité philosophique.

http://www.unige.ch/etudes-genre/

Etudes genre, IDESO
Faculté des sciences de la société
Université de Genève
40, bd du Pont-d’Arve CH-1211 Genève 4
Uni Mail-bureau 5364