Santé de genre et masculinités : perspectives historiques (post-)coloniales

Publié le 13 novembre par Institut du genre

C’est à l’intersection des rapports sociaux de sexe, « race », âge – entre autres – que se dévoile l’imbrication entre pouvoirs, savoirs et pratiques de santé : ainsi dans la colonisation, les médecins – des hommes pour l’essentiel – produisent-ils des catégories scientifiques qui légitiment des pratiques cliniques, construisant ainsi une multitude de hiérarchies ordonnant non seulement le corps des femmes, mais aussi celui des hommes. L’observation du moral et du physique de ces mêmes corps, regardés depuis le miroir inversé de la virilité, participe à construire une épistémologie genré de la santé qui a des conséquences sur la longue durée. La colonisation est pour ainsi dire un lieu non seulement de production de catégories épistémologiques hégémoniques pour penser – et soigner – le corps de « l’Autre », mais implicitement aussi un lieu de production des nouvelles nosologies médicales : la colonisation intervient en somme aussi dans la production du savoir et de la clinique de la médecine occidentale, qu’il nous faut repenser à l’aune des intersections des rapports de pouvoir de sexe, « race », classe.

Les propositions de 3000 à 5000 caractères maximum (espaces compris) devront intégrer : le questionnement/problématique, le corpus (sources/matériaux) ainsi que le champ disciplinaire et la méthodologie.
Envoi à Francesca Arena.

Date limite : 30 novembre 2018

Appel complet