(Re)productions et subversions du genre dans les médias d’hier et d’aujourd’hui

Publié le 9 mai par Institut du genre

Appel à articles pour le vol. 33 de la revue Recherches féministes (parution 2020), sous la direction de Josette Brun, Caroline Caron, Laurie Laplanche, Estelle Lebel et Denyse Baillargeon.

Le présent appel concerne les textes qui s’intéressent aux luttes, aux contraintes, aux résistances et aux possibilités sexuées liées aux médias francophones d’hier et d’aujourd’hui (écrits, électroniques et numériques). L’objectif est de mettre en lumière les dynamiques genrées, ou leurs dimensions intersectionnelles, au sein des trois moments du processus communicationnel qui pourront être abordés séparément ou en interrelation.

1) Production des contenus médiatisés : Les médias relevant d’industries culturelles, économiques et politiques, la production cherche à atteindre l’intelligibilité des contenus en tirant profit des attentes des publics, attentes qui relèvent de constructions genrées. Le genre participe dès lors des imaginaires de la production, qu’elle soit le fait d’individus ou d’organisations. La théorie des organisations genrées permet également de démontrer la manière dont les valeurs, les normes et la culture d’une organisation sont (re)produites et (re)productrices de dynamiques fondant ou défiant, ou les deux à la fois, selon le contexte, les relations de pouvoir sexuées ;

2) Discours, images et représentations médiatisées : Les représentations sont produites par le genre et contribuent à sa reproduction sur un mode itératif. L’analyse des contenus et de leurs mises en forme permet d’accéder au travail de naturalisation des normes de genre et de mettre en évidence les représentations contre-hégémoniques, les failles et les disruptions éventuelles par rapport aux normes genrées, ainsi que les processus de réapproppriation des figures déjouant la norme ;

3) Réception des contenus médiatisés : La rencontre avec les publics éclaire les pratiques de décodage diversifiées. Ces pratiques se caractérisent par une forte dimension affective s’appuyant sur des valeurs, des croyances ou des appartenances qui génèrent des stratégies variées d’appropriation. Les communautés de fans dans les « médias anciens » ou encore d’amis ou de blogueurs et de blogueuses qui se suivent dans les « médias nouveaux » sont symptomatiques de cette relation. Elles obéissent à des processus codifiés qui témoignent de la normativité de ces pratiques. L’examen de l’expérience genrée de réception, y compris dans sa dimension interactive et intersectionnelle, peut se faire dans la quotidienneté ou à l’occasion d’événements spécifiques.

Les propositions (300 mots) doivent parvenir à la revue avant le 1er octobre 2018. Les manuscrits (7 000 mots) doivent être soumis au plus tard le 1er septembre 2019 et respecter le protocole de publication.
Ils doivent être transmis au secrétariat de la revue, ainsi qu’à Laurie Laplanche.

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