Mobilisations de vulnérabilité

Publié le 26 juin par Institut du genre

Appel à contributions pour le n°23 de la revue Genre, sexualité et société, printemps 2020, sous la direction d’Axelle Cressens et Aurélie Knüfer.

La notion de vulnérabilité apparaît aujourd’hui au cœur des problématiques sociales et politiques et marque le tournant éthique dans le domaine des sciences humaines et sociales, en tant que « point de référence partagé » par ces disciplines. Loin d’être un phénomène unifié ou univoque, la vulnérabilité prend des formes multiples et se différencie quant à ses causes et ses degrés, ou encore selon ses contextes et ses situations. Elle peut être pensée comme exposition au risque ou susceptibilité des corps à la blessure ou la violence ; elle peut devenir l’objet de la sollicitude (care), faisant appel à une réparation ou un remède ; la vulnérabilité peut enfin désigner la sensibilité aux autres, la capacité d’être-affecté·e par la situation d’autrui. Cependant, malgré la multiplicité des significations de la vulnérabilité, une approche semble dominer ses différents aspects en l’inscrivant dans l’ordre du passif : on tend souvent à réduire la vulnérabilité à une sorte de passivité fragile et impuissante, à une réceptivité inerte qui exclut tout agir, à un être-affecté·e dépourvu de toute puissance d’affecter. Ainsi, la passivité serait déterminante dans les conceptions de la vulnérabilité comme exposition à la blessure, comme objet du care ou comme réceptivité à l’égard de l’autre.

Date limite d’envoi des propositions : 15 juillet 2019

Appel complet sur le site de la revue