La sexologie à l’heure de la guerre froide

Publié le 9 mai par Institut du genre

Appel à articles pour la revue Sextant, 2019. Numéro dirigé par Sylvie Chaperon (Université Toulouse-le Mirail), Carla Nagels (Université libre de Bruxelles) et Cécile Vanderpelen-Diagre (Université libre de Bruxelles). Envoi des propositions jusqu’au 30 mai 2018.

Les recherches récentes, quelques soient leurs domaines (histoire des sciences, du genre ou des sexualité) mettent l’accent sur les multiples formes d’échanges et de circulations par-delà le rideau de fer, nuancent le tableau de deux blocs homogènes pour mettre l’accent sur la variétés des contextes nationaux ou locaux, tant à l’intérieur du camp atlantiste que du camp soviétique et invitent à rééquilibrer l’historiographie qui porte surtout sur les Etats-Unis et dans une moindre mesure sur l’Europe de l’Ouest et beaucoup moins sur l’URSS et l’Europe de l’Est. Enfin, elles interrogent les continuités historiques en amont et au travers de la Guerre froide.
Le dossier de la revue Sextant entend poursuivre ces problématiques pour ce qui concerne l’histoire de la sexologie à l’heure de la Guerre froide. La sexologie est à entendre au sens large comme la production d’un savoir à prétention scientifique sur la sexualité humaine. Elle a toujours été plurielle, tant disciplinairement que politiquement. Son historiographie demeure très inégale, tant dans le temps (la « scientia sexualis », selon le terme de Foucault, de la fin du XIXe siècle ayant beaucoup attiré l’attention), que dans l’espace (l’Allemagne, l’Autriche, la France, le Royaume-Uni sont les pays les plus étudiés).

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CFP