Féminismes et ARTivisme dans les Amériques, XXe-XXIe siècles

Publié le 5 juin par Institut du genre

Anouk Guiné (Université du Havre) et Emanuele Carvalheira de Maupeou (Université de Rouen) vous invitent à présenter un article pour le n° 10 de la revue EOLLES Identités et Cultures (ISSN 2271-6386), dans le prolongement du colloque international “Féminismes et ARTivisme dans les Amériques (XXe et XXIe siècles)”, qui s’est tenu à l’Université de Rouen en septembre 2017. Les textes proposés devront être inédits.

Le mouvement des femmes est pluriel et ancien. Or, la diversité des voix et des modes d’action au féminin, dans le temps et dans l’espace, ont souvent été occultés. Comme dans d’autres domaines de pensée et d’action, les théories et les manifestations occidentalo-centrées ont été les plus visibilisées. Ces dernières se sont vite imposées comme universelles. Les théoriciennes reconnues ou de la périodisation du féminisme en « vagues » ne concernent qu’un groupe de femmes, plutôt blanches et de classes moyennes et supérieures. Toutefois, d’autres formes d’expression et d’action se sont développées de manière tout aussi ancienne. Ainsi, le féminisme africain-américain remonte au XIXe siècle et s’inscrit dans le mouvement plus large en faveur de l’abolition de l’esclavage. Dans l’Amérique dite ibérique, l’organisation politique des femmes noires est plus tardive, mais des travaux récents soulignent l’agency des esclaves et l’insoumission au féminin. Quant aux femmes indiennes, leur participation politique au sein des communautés est importante depuis l’époque coloniale, comme l’atteste l’action centrale de Gregoria Apaza, Bartolina Sisa et Micaela Bastidas dans la révolution de Túpac Amaru II (1780-1782).

Envisagé dans une perspective comparative entre les différentes Amériques, cette publication voudrait approfondir la connaissance de ces mouvements. En s’attachant à la pluralité et à la force de leur action, la réflexion portera sur les caractères spécifiques et leur contribution à la lutte contre les oppressions de classe, de race, de genre et de sexualité.

Modalités de participation :
Les articles (entre 2000 et 7000 mots) devront être rédigés en espagnol, français, anglais ou portugais.
Ils comprendront un résumé de 10 lignes (y compris en anglais), et une brève bio de l’auteur.e.
Envoyez vos textes avant le 15 juillet 2018 à :
Anouk Guiné et Emanuele de Maupeou

Appel complet en ligne