Des féminismes noirs en contexte (post)impérial français ? Histoires, expériences et théories

Publié le 26 juin par Institut du genre

Extrait de l’AAC
Depuis le début des années 2000, un paradoxe traverse les études de genre, les études féministes et les recherches sur les mouvements féministes en France. D’une part, en dépit de controverses essentiellement médiatiques, la notion d’intersectionnalité y est peu à peu devenue incontournable ?
Or, fait surprenant, s’agissant plus spécifiquement de la production scientifique, ce « tournant intersectionnel » n’a nullement entraîné de réflexivité sur l’eurocentrisme muet, ressort d’un nationalisme épistémique, qui traverse encore de nombreux travaux sur l’histoire des femmes et la sociologie des féminismes en France. Tout se passe comme si le sujet des droits des femmes et de la cause des femmes se confondait avec les frontières d’un État-nation hexagonal, contradictoire avec la réalité historique d’une puissance européenne qui durant des siècles fut aussi un empire colonial et qui aujourd’hui encore conserve des liens politiques et culturels ambigus avec ses anciennes colonies.
Le présent colloque se propose donc d’interroger ce récit hégémonique du féminisme à l’aune des mouvements féministes et/ou féminins noirs actifs dans les (ex)colonies françaises.

3-5 mars 2020
Cité des Humanités et des sciences sociales,Campus Condorcet, Paris-Aubervilliers
Date limite d’envoi des propositions : 30 septembre 2019

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Appel complet