Approches critiques de la dimension spatiale des rapports sociaux. Débats transdisciplinaires et transnationaux

Publié le 3 juillet par Institut du genre

Colloque organisé par l’UMR ESO (Espaces et sociétés) et le Groupe transversal JEDI (Justice, espace, discriminations, inégalités) du Labex « Futurs urbains » (Université Paris-Est).

Le point de départ de ce colloque est la dynamique et la visibilité récentes des approches critiques des rapports sociaux dans la géographie française, alors que les analyses mettant l’accent sur les inégalités et les rapports de pouvoir et de domination sont incontournables depuis longtemps en géographie anglophone comme bien entendu en sociologie. Pour autant, les autres sciences sociales ne prennent pas toujours en compte la dimension spatiale de ces questions, c’est pourquoi ce colloque entend ouvrir un espace de dialogue transdisciplinaire et transnational.

Le choix a été fait de ne pas organiser de sessions spécifiquement thématiques définies à l’avance, et ceci afin de n’exclure personne a priori et de permettre le maximum d’échanges transversaux entre chercheurs et chercheuses travaillant sur des objets différents. Le colloque accueillera donc aussi bien des propositions empiriques portant sur des objets « classiques » ou déjà installés dans le paysage des approches critiques (ségrégations résidentielles, migrations, effets du néolibéralisme...) que sur des questions encore peu traitées, notamment en France, ou dont il est urgent de s’emparer au regard de l’actualité politique, constituant autant de nouvelles frontières qui nous paraissent essentielles : inégalités environnementales et écologiques (environmental cultural studies, political ecology), transformations de l’école et du monde du travail, institutions policières et carcérales, usages du numérique, situation des minorités, mobilisations collectives... Précisons enfin que si ces objets doivent être travaillés au prisme de la dimension spatiale des rapports sociaux, depuis les centres urbains jusqu’aux mondes ruraux et dans les Nords comme dans les Suds, il n’est pas exigé de croiser l’ensemble des inégalités, discriminations et dominations (de classe, sexe/genre, « race », sexualité, âge, handicap, etc.) ou de s’inscrire dans une approche forcément « intersectionnelle » pour participer : ces croisements pourront se faire au niveau collectif, dans les discussions des différentes sessions.

En fonction des réponses à l’appel, qui pourront prendre des formes alternatives (conférences gesticulées, théâtre forum, performance, etc.), plusieurs types de sessions sont envisagées, dont les contenus pourront s’entrecroiser :
- Des sessions épistémologiques consacrées à des panoramas historiques ou des études plus spécifiques des différentes approches critiques, de leurs orientations et de leurs relations dans différentes disciplines ainsi que dans différents pays.
- Des sessions théoriques portant sur les positionnements des participant·es dans lesquelles seront présentés et discutés les concepts, les approches et les références privilégiées.
- Des sessions méthodologiques consacrées aux techniques d’enquête mises en œuvre et plus largement aux démarches ou stratégies de recherche adoptées, et ce au prisme des approches critiques.
- Des sessions sur les formes d’engagement ou d’implication, les postures éthiques et politiques, et l’ensemble des rapports au monde social des chercheurs et chercheuses.
- En lien avec les précédentes, des sessions sur l’enseignement et plus largement sur les pratiques et formes de diffusion/transmission des savoirs dans l’université mais aussi hors institution académique.

Les propositions de communication et les textes sont à envoyer à Jean Rivière jusqu’au 15 novembre 2018.

Appel complet sur le site dédié.